Analyse de l’interview de Joseph Ponnier
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Analyse de l’interview de Joseph Ponnier




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Vous devez commencer à en avoir l’habitude, mais comme toujours, j’ai eu le privilège, encore une fois, d’interviewer quelqu’un qui inspire, quelqu’un qui motive, quelqu’un qui nous montre que nos rêves, nos objectifs peuvent se réaliser à condition d’agir. Il ne s’agit pas de rester inactif face “aux problèmes” mais d’y trouver une solution pour avancer.

Après cette brève introduction, et grâce à cette excellente interview, j’ai choisi d’aborder deux points :

1 - Le problème des fédérations

Il fut un temps ou je pratiquais la force athlétique, comme vous le savez. À l’époque, j’étais à la FFHMFAC, catégorie junior - 90 kg. Et c’est à cette période que, suite à la demande de Fabrice, je me suis consacré à faire un dossier complet de la force athlétique comprenant un historique, l’entraînement, les fédérations… Malheureusement, il n’est toujours pas fini, et peut être qu’un jour, la motivation me reviendra pour le terminer.

Mais c’est comme ça que j’ai découvert que Joseph Ponnier avait créé les compétitions de développé couché dans le monde entier !

Outre ces découvertes intéressantes, j’ai aussi pu m’apercevoir du nombre incroyable de fédérations, ou plutôt associations car seule une association ayant l’agrément ministériel se voit attribuer le nom de fédération, qu’il existait en force athlétique. Moi, qui croyait que seul le bodybuilding comportait un nombre incroyable d’associations, et bien quelle surprise !

Étant en pleine écriture de mon article, je me suis alors procuré les adresses email et les numéros de téléphone de tous les responsables d’associations afin d’avoir le règlement, les minimas… afin de pouvoir faire un comparatif entre elles et de connaître leurs différences.

Qu’elle ne fut pas ma surprise de ne recevoir aucun règlement. Bien qu’ayant été sympathique au téléphone, ayant laissé mon adresse et mon email, aucun président de fédération ne m’a envoyé son règlement, ni ses minima ! Et il a fallu plusieurs années pour que ces associations créent leur propre site Internet afin de communiquer. Je ne m’explique toujours pas ce manque de communication de certaines associations, surtout dans un sport si peu médiatisé et demandant plus de communication.

Aujourd’hui, en France, on peut dénombrer pas moins de cinq fédérations/associations qui sont :

  • La FFHMFAC : Fédération Française d’Haltérophilie, Musculation, Force Athlétique et Culturisme
  • La FSFA/WDFPF : Fédération Sportive de Force Athlétique
  • L’AFFFBB / WPC : Association Française de Force, Fitness & Body Building
  • La GPC : Global Powerlifting Committee
  • La FSGT : Fédération Sportive et Gymnique du Travail

Ces cinq fédérations sont les plus connues. Peut-être en existe t-il d’autres ? Mais à ma connaissance, elles se font très discrètes.

Évidemment, il existe des différences majeures entre ces fédérations/associations, notamment sur la réglementation des trois mouvements mais aussi sur l’utilisation de combinaisons/maillots plus ou moins performants.

Ainsi, dans certaines fédérations autorisant des maillots de développe couché “Open Back”, il n’est pas rare d’assister à un mouvement d’amplitude partielle (verrouillage) sans que cela n’affecte l’homologation de la performance. Il est en de même pour les deux autres mouvements que sont le squat et le soulevé de terre.

Mais la question que tout le monde se pose est “pourquoi y a t-il autant de fédérations différentes ?”

Outre la FSFA qui propose une catégorie sans matériel (ce sur quoi, planche la FFHMFAC en ce moment), les autres fédérations/associations n’ont aucune raison d’être véritable. Qu’apportent t-elles de plus que la fédération officielle ?

Il serait bon de savoir à qui profite cette dispersion des athlètes ? Aux différents dirigeants qui s’enrichissent par des frais d’inscription aux compétitions par la souscription de licences ? Ou aux athlètes qui peuvent devenir “champion” en choisissant bien leur “fédération” ?

Et surtout d’où provient la création d’autant de fédérations ? Est-ce comme à l’époque de Joseph Ponnier, des différents entre dirigeants ? Ou y a-t-il autre chose ?

Certains diront que je pose beaucoup de questions, mais celles-ci n’ont qu’un but d’information. J’aimerais, comme beaucoup d’autres, savoir ce qui se trament derrière notre dos, comprendre cette division ? Alors que dans d’autres sports, tous s’unissent autour d’une même fédération, pourquoi sommes-nous si éparpillés ?

Si un ou plusieurs présidents de fédérations veulent s’exprimer sur le sujet, ils seront évidemment les bienvenus pour nous éclairer de leurs lumières.

Comme me l’a fait remarquer Joseph Ponnier au cours de cette interview, aux USA, c’est encore pire. Je le cite encore :

Soyons francs et disons la vérité. Peu le savent mais aux États-Unis d’Amérique, la plupart des fédérations, c’est surtout du business. L’athlète s’inscrit sans matériel et paie 50 $, s’inscrit avec matériel et paie encore 50 $. Puis pour un autre mouvement, rebelote ! Et ceci à toutes les compétitions et finales nationales. Sans compter qu’il suffit d’inscrire dix athlètes de nationalités différentes pour dire que c’est un championnat international ! Je l’ai vécu !

Pour compléter, je me souviens d’avoir eu une discussion avec Marc Vouillot à l’époque où il était mon professeur et où il m’avait dit pratiquement la même chose. Il suffisait de s’inscrire le jour même, de payer, pour pouvoir participer.

Pour compléter ces affirmations, voici deux exemples de fédérations avec leurs tarifs du jour :

Serait-il possible qu’un jour, tous les responsables de ces fédérations se réunissent et tentent de s’unir pour la “reconnaissance” de la force athlétique et du développé couché en France ?

2 - L’entraînement de force athlétique

Beaucoup d’athlètes désirant pratiquer la force athlétique ne comprenne pas qu’il s’agit d’un sport différent du bodybuilding. Les objectifs sont différents, l’entraînement doit donc être différent ! On ne fait pas le même entraînement que l’on fasse du 100 m ou du 800 m.

Ainsi, ici, au lieu de chercher à isoler à tout prix un muscle, au contraire, il faut s’efforcer d’utiliser un maximum de muscles de façon coordonnée sur un même mouvement.

Avec l’exemple de Joseph Ponnier, nous allons voir, sans rentrer dans des détails complètement inutiles, les principes sur lesquels repose l’entraînement de la force athlétique.

Tout commence par la construction d’une base musculaire, une fondation sur laquelle on peut travailler. Il n’est, en effet, guère envisageable de se lancer dans l’entraînement de la force sans avoir de quoi la développer.

Ce n’est un secret pour personne que le muscle est un facteur de la force, une sorte de réserve exploitable. Ainsi, le type de fibres, rapides (fibre 2X) ou lentes (fibre I), la longueur du muscle (myofibrilles) et le nombre de fibres font partis de ce potentiel de force qu’est le muscle.

C’est pourquoi, avant d’entamer l’entraînement de force proprement dit, se construire une base musculaire, qui pourrait être développée lors de l’inter-saison afin de changer de catégorie de poids (par exemple), est indispensable !

Après trois ans de musculation générale, accompagné de Marc Vouillot, entraîneur qu’on ne présente plus, Joseph Ponnier s’est spécialisé et a commencé à chercher la méthode qu’il lui convenait, en cherchant toujours à améliorer, à perfectionner son entraînement. Il n’est pas resté figé à quelque chose. C’est là un point important. En force athlétique comme en bodybuilding, combien de personnes restent figées sur un entraînement sans se remettre en question quand leur progression s’arrête ? C’est là qu’on comprend l’intérêt d’avoir un entraîneur compétent à ses cotés, notamment à ses débuts.

Outre son entraînement pour le développé couché, son assistance était réduite. Il s’agit de viser utile. Là où certains vont faire 30 minutes de triceps en forçant sur des exercices n’ayant aucune répercution sur le mouvement de compétition (qui sont donc inutiles), lui, son assistance était le couché partiel (à 2,5 cm des pectoraux, la barre posée sur des trépieds en bas). Il ne s’agit pas de faire ces mouvements de force puis de s’amuser à congestionner pendant plus d’une heure et à se fatiguer inutilement pour ne pas “dégonfler”.

Il ne faut donc pas, comme on le voit si souvent, gâcher son influx nerveux, qui est si précieux à la réalisation de performance, en se dispersant sur des exercices n’apportant aucun bénéfice (transfert). C’est pourquoi, avec le recul, je pense que la meilleure assistance consiste en une déclinaison du mouvement de compétition (principalement). On peut, par exemple, faire varier la largeur de la prise, la vitesse d’exécution, supprimer l’énergie élastique (à la claque)...

Beaucoup de choses qui améliorent notre aptitude à utiliser notre système nerveux, sans que celui-ci s’immunise (l’immunisation du système nerveux consiste en une sorte de “blocage” des capacités d’apprentissage du mouvement, apprentissage qui ne se finit jamais sur un mouvement volontaire). La fréquence d’entraînement étant un facteur favorisant l’apprentissage nerveux, à condition qu’on ne s’immunise pas (en changeant légèrement le mouvement).

En effet, notre système nerveux est comme pour ainsi dire le principal facteur de la force. Il a pour rôle de donner l’ordre à nos muscles de se contracter. Et ces informations circulent sous la forme du fameux influx nerveux. C’est donc de cette transmission d’informations que dépendent des facteurs comme la synchronisation des unités motrices et des différents muscles entre eux, mais aussi de la force de contraction de chaque fibre (cf. : potentiation, post-activation). D’autres structures régulant la contraction musculaire sont aussi sous le contrôle du système nerveux comme les fuseaux neuromusculaires (réflexe myotatique), les organes tendineux de Golgi (chargés notamment de diminuer la tension musculaire) ou encore le circuit de Renshaw (qui désynchronise les unités motrices).

C’est donc sur le système nerveux que doivent principalement se focaliser nos efforts afin d’en améliorer son rendement et donc notre force. C’est pourquoi, comme je le proposais plus haut, l’assistance sur une déclinaison du mouvement de compétition semble être idéale d’un point de vue nerveux.

Outre cette assistance de “performance”, il convient de mettre en place une assistance “musculaire” afin de ne pas créer de déséquilibre de force de part et d’autre des articulations (antagonistes). La prévention des blessures fait partie intégrante du jeu, et il est important d’en prendre conscience rapidement afin d’éviter les dégâts. Cette assistance, à faire hors saison compétitive, ne consiste pas à faire du culturisme (exception faite d’un changement de catégorie de poids) mais à se renforcer musculairement, en priorité sur des zones sensibles. C’est encore une fois de l’assistance utile, comme je mentionnais plus haut.

Les facteurs énergétiques sont le dernier rempart “améliorable” de la performance en force athlétique.

Par le biais de la créatine phosphate (CP), l’ATP peut se reconstituer plus rapidement après un effort et ainsi garder le muscle efficace plus longtemps (cf. : filière énergétique). Outre l’apport de créatine exogène (créatine monohydrate), l’entraînement permet d’augmenter ses stocks de CP. Quant à une application pratique ici, il s’agit de se reposer un minimum de 3 à 5 minutes entre chaque série pour permettre la reconstitution complète du taux de CP afin d’effectuer chaque série dans les meilleures conditions. Ce n’est pas pour rien que Joseph Ponnier prenait 12 à 15 minutes de récupération entre chaque série.

Ce sont ces trois facteurs, sur lesquels nous pouvons agir qui vont déterminer, si oui ou non, nous progresserons. Les autres facteurs d’ordre génétique tels que la longueur des muscles, la longueur de nos bras et jambes sont des facteurs non améliorables. Nous devons forcément faire avec, il n’y a donc aucune raison de se plaindre comme on l’entend si souvent.

Vous voilà donc averti pour que votre progression ne s’arrête jamais !

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2 commentaire(s)

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B.Lopez

même avis que toi aqualain

Aqualain

Je trouve cet article extrèmement intéressant, offrant une bonne synthèse d’une part des problèmes de fédérations diverses et d’autre part de la problématique de l’entraînement de force athlétique.

Rudy Coia
est coach perso musculation et de diététique depuis 2006 et co-fondateur du site SuperPhysique. Il a coaché avec succès des centaines de pratiquants. www.rudycoia.com

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